« Ti amo, Ti mangio » se structure en 4 actes ou 4 tableaux qui rappellent que la condition de l’être vivant est la prédation : manger c’est incorporer la vitalité et l’énergie d’organismes vivants (animaux ou végétaux) pour vivre.
La condition humaine est de pouvoir mesurer son action en fonction d’une nécessité vitale et d’opposer le droit moral à la jouissance de la violence prédatrice.

1- J. D. traverse lentement la scène assis sur une chaise renversée comme s’il luttait contre le courant d’un fleuve. En arrière-scène la projection d’un film présentant une femme qui se fait tatouer un saumon dans le dos, la scène est entrecoupée de plans, tournés au Sapmi norvégien, montrant des cascades remontées par les saumons.
2- P.W. traverse lentement la scène derrière le plateau renversé d’une table trouée pour qu’elle passe sa tête et que l’on voit son visage. Sur la table renversée est posée une nappe et un plat. Elle vient se positionner au-dessus de J.D. attaché à sa chaise. La projection du film se poursuit en arrière-plan.
3- J. D. noue une grande serviette de table autour de son cou, du sang coule de derrière la table sur la serviette de J.D.
4- P.W. recule et pivote très lentement sur elle pour se retrouver le dos face au public. Elle porte un masque derrière la tête qui la fait regarder le public, son dos est tatoué. J.D. attaché à sa chaise pivote sur le côté puis à genoux sans parvenir à se lever. Comme une proie blessée, il porte une serviette maculée de sang. Il quitte la scène en trainant ses jambes. Le film s’arrête. Obscurité.

Matériel :
1 vidéoprojecteur
1 chaise
divers : tissu blanc (nappe et serviette), structure légère en fil de fer de la table.

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